13ème Foulées Moissonnaise – Le 07/02/2016

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Pour commencer sa saison, Aurélien a décidé de tester sa forme sur quelques trails.

Un petit CR de sa part sur les foulées Moissonnaises :

A force de me faire trainer sur les parcours autour de la vingtaine de kilomètres, cela faisait un moment que je n’avais pas eu l’occasion de me faire un format court, plat de surcroît, le genre de truc à te faire péter les veines sans espérer le moindre répit. Le motif de mon inscription n’était pas lié au format (mais au fait que Sandrine a de la famille sur place chez qui on a pu s’inviter à déjeuner :mrgreen: ), mais je me suis dit que ça serait intéressant.
Ayant un instinct très poussé sur tout ce qui concerne la géologie, je me suis dit que le coin devait être plutôt sablonneux (complètement au pif en fait, mais je ne sais pas pourquoi, j’avais cette conviction), et j’ai donc fait l’impasse sur les gros crampons des Speedcross pour mes Adidas peu cramponnées, considérant qu’entre ça et le vent des derniers jours, le terrain serait plutôt sec.
Ce fut une bonne pioche, car le parcours traversant régulièrement des bois de conifères, le terrain était nickel ! Rien à voir avec le bourbier de l’Hivernale ! Le tout sous une météo plus que clémente, et malgré une petite fraîcheur, ce fut un vrai bonheur de profiter du paysage des crêtes de l’autre côté de la scène, avant d’aller crapahuter dans les bois !
Côté course, après avoir assisté au départ des féminines, nous démarrons. Pour une fois pas mal placé sur la ligne, je prends sur moi pour ne pas aller faire le malin sur les talons de la tête de course. Je laisse les choses gentiment s’étirer sur plusieurs hectomètres, puis me cale dans un rythme soutenu mais tenable, et commence à remonter quelques petits paquets de gars partis trop vite. Je contrôle le rythme : aïe, déjà à 175, les premiers km qui se font à à peine plus de 4’/km… Va falloir lever le pied, ce que je fais plus ou moins volontairement une fois rentré dans Moissons, où nous rattrapons les premières (enfin, dernières) féminines. A partir de là, entre des micro-bouchons et la difficulté à repérer une « vraie » cible à rattraper, le rythme se calme un peu, enfin, pas celui de mon palpitant, mais celui de mes jambes.
Je me trouve alors un bon lièvre avec un maillot « Meulan, Vexin, Seine », qui a l’air de connaître à peu près toutes les participantes que nous remontons, et finit par prendre le relais après un bon km derrière lui. Une fois dépassé, je me rends compte qu’il souffle très fort, ce qui me perturbe un peu dans le suivi de mon propre rythme, mais rien à faire, il se colle à moi, et à chaque fois qu’on rattrape encore 2 ou 3 gus, je sens qu’il est le seul à rester dans mes pas. Tant pis, j’espère secrètement qu’il finira par craquer vu comme il souffle, parce que je sens que je dois encore une fois payer un départ un peu trop rapide et suis incapable d’envoyer plus fort…
Finalement, à l’occasion d’un cafouillage (je ne comprends pas une indication et m’embarque dans le sous bois !), il me passe devant avec un autre gars qu’il trainait dans son sillage. Quelques dizaines de mètres, pas grand chose, mais je n’ai pas l’envie (ni la capacité 😉 ) de trop forcer pour le reprendre.
A partir de là, je joue un peu à l’élastique avec lui, il accélère 3 fois, une fois quand le gars passé avec lui enclenche la seconde à la mi course, puis deux fois pour tenter d’accrocher 2 gars qui nous dépassent dont un limite en sifflotant. A chaque fois je reviens à quelques encablures, mais je commence à avoir très chaud, encore parti trop couvert, et n’arrive pas à conclure.
A environ 2 km de l’arrivée, dans une clairière pleine de bruyère (seule zone humide du parcours), je vire mon coupe vent pourtant léger, ce qui me permet de mieux respirer. On reprend un bout de chemin déjà parcouru en sens inverse à l’aller, j’ai l’impression que « Meulan », toujours 30 m devant, aura du mal à suivre si je l’attaque, mais je décide de patienter encore un peu…
On entre alors dans la base de loisirs, il doit rester 400 m à faire à tout casser, j’entends qu’un gars est en train de faire son effort pour me sauter ! Ah non alors ! Je me lance alors dans un petit sprint final, décroche sans problème le gars qui revenait sur moi, dépasse « Meulan » à l’entrée de la ligne droite finale… et doit vraiment soutenir mon effort jusqu’au dernier mètre pour le garder derrière !
Je passe la ligne, regarde mon chrono : 59’37 ! Sous l’heure, c’était l’objectif que je ne pensais pas atteindre (cela dit, vu que c’était pour 14 km, et qu’en fait on a 13,6, il n’est pas réellement atteint, mais quand même !), donc je suis super content et surpris! Poignée de main sportive avec mon compagnon du jour, quelques minutes pour récupérer du sprint final, et je vais manger un morceau au ravito. « Ah tiens, ils affichent déjà la première page de résultats, je vais regarder en combien ça se gagne, aucun risque que je sois sur cette page, j’attendrai la seconde pour voir ma place ». Et puis finalement si ! 38ème temps, devant toutes les féminines (d’habitude, il y en a toujours quelques unes devant mois) ! 2ème bonne nouvelle de la matinée.
Au bout du compte, un parcours bien agréable malgré le format court et plat, quelques singles ludiques au milieu, c’est un vrai bon plan, qui me donne envie de revenir pour changer des trails moyenne et longue distance ! Avec des copains ou -pines la prochaine fois j’espère !

1 CAILLOT Yannick n°134 77 1 SEM 1 M 00:49:55 3’34 185554 [78] ASCAP PEUGEOT POISSY
38 PEROL Aurélien n°255 82 14 SEM 38 M 00:59:37 4’15 [78] Non Licencié
1 CONGI Kristelle n°015 93 1 SEF 1 F 01:01:50 4’25 [78] ASSPM
211 THOMAS Rudy n°292 78 39 SEM 211 M 01:17:45 5’33 [78] Non Licencié
263 DAVID Michel n°152 42 6 M4M 263 M 01:43:34 7’24 [78] ENTRELACS MOISSON
117 HEMMEN Catherine n°094 57 40 M2F 117 F 01:47:32 7’41 176907 [28] LE SOUFFLE D’ORGERUS

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